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ZFE et fin du thermique : le plan caché pour interdire la ville aux campagnards ?

  • Photo du rédacteur: La Rédaction LFC
    La Rédaction LFC
  • il y a 23 heures
  • 3 min de lecture

C’est le grand chef-d’œuvre de la technocratie moderne. Un plan d'une violence sociale inouïe, emballé dans un joli papier cadeau vert et vendu sous un acronyme barbare : ZFE (Zones à Faibles Émissions). Le principe officiel ? Interdire l'accès des grands centres-villes aux véhicules jugés trop polluants pour « protéger les poumons des citadins ». La réalité officieuse ? Mettre en place un véritable péage social qui exclut d'office les classes populaires et les habitants des zones rurales.

Si vous habitez à la campagne ou en périphérie et que vous n'avez pas les moyens de lâcher un chèque de 35 000 € dans une voiture électrique neuve, vous êtes officiellement un citoyen de seconde zone.

Le mépris géographique des décideurs en trottinette

Pour comprendre l'absurdité des ZFE, il faut regarder qui les conçoit. Ce sont des mesures pensées par et pour des ultra-citadins. Des gens qui ont une station de métro au bout de leur rue, un tramway toutes les trois minutes et une station de vélos en libre-service au coin de leur immeuble. Pour eux, la voiture est un choix, voire un caprice.

En Franche-Comté, de la Haute-Saône au Haut-Doubs, la voiture n’est pas un choix : c’est une prothèse vitale. Pour aller bosser à l'usine, pour amener les gosses chez le médecin, pour faire les courses au supermarché du coin, il n'y a pas de ligne de métro. Les transports en commun y sont souvent inexistants ou inadaptés aux horaires décalés. Interdire l'accès des métropoles (comme Lyon, Strasbourg ou Dijon) aux Crit'Air 3, 4 ou 5, c'est couper les ruraux des hôpitaux régionaux, des gares TGV et de l'emploi.

Le grand mensonge de la voiture électrique "accessible"

Face à la grogne, l'État a sorti sa formule magique : les aides à l'achat et le "leasing social". Un écran de fumée total. Même avec un bonus écologique, une voiture électrique neuve reste hors de prix pour un ménage au SMIC ou un retraité agricole. Quant au marché de l'occasion électrique, il est quasi inexistant ou plombé par la peur de batteries en fin de vie facturées plusieurs milliers d'euros.

On demande donc à des gens qui roulent avec des véhicules thermiques parfaitement entretenus de s'endetter sur dix ans pour acheter une technologie dont l'autonomie s'effondre dès qu'on allume le chauffage en plein hiver comtois.

2035 : Le mur de la fin du thermique

La trajectoire est pourtant fixée par l'Europe : interdiction de vendre des voitures thermiques neuves d'ici 2035. Les constructeurs automobiles l'ont bien compris et anticipent déjà en supprimant leurs modèles thermiques d'entrée de gamme (les petites citadines abordables à 12 000 €) pour ne fabriquer que des SUV électriques lourds, connectés et hors de prix.

Ce qui se profile n'est pas une transition écologique, c'est une ségrégation par l'argent. Demain, posséder une voiture individuelle et avoir le droit de se déplacer librement sera un privilège de riche. Les autres devront se contenter de rester chez eux ou de payer des amendes automatiques grâce aux radars de ZFE qui flasheront bientôt les plaques d'immatriculation à l'entrée des villes.

L'œil du Flash : La résistance du bon sens

L'écologie punitive est en train de fracturer définitivement le pays entre les métropoles mondialisées et la France périphérique. Tant que les alternatives de transports collectifs ruraux seront inexistantes, interdire la route à ceux qui travaillent est une faute politique et sociale majeure.

Chez Le Flash Comtois, on refuse de s'excuser d'habiter là où le train ne passe pas. Nos voitures thermiques d'occasion ont encore de beaux jours devant elles, et il est temps que les décideurs redescendent sur Terre. Ou du moins, qu'ils sortent du périphérique.

Une Peugeot 206 grise et rouillée, typique de la campagne, bloquée à une barrière de péage futuriste à l'entrée d'une grande ville. Le conducteur tend une carte bancaire depuis sa vitre. Un grand panneau lumineux au-dessus indique : ZFE - Système de péage social et géographique. Un écran plus petit affiche : Veuillez payer amende pour passer. Sur la lunette arrière de la voiture, un carton est scotché avec l'inscription : Pour nous, la voiture c'est vital, pas un luxe. À gauche, un panneau indique : Le Flash Comtois, l'info sans filtre politique. Illustration dénonçant l'exclusion des ruraux par les Zones à Faibles Émissions.
ZFE, un délire technocratique

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