Pourquoi tant de gens préfèrent-ils se ranger derrière l'avis dominant, obéir à l'autorité ou répéter la parole officielle, plutôt que de penser par eux-mêmes ? L'« esprit moutonnier » que l'on déplore si volontiers n'est pas une lâcheté individuelle isolée : c'est un mécanisme profond, étudié depuis des siècles par les philosophes et, plus récemment, mesuré en laboratoire par les psychologues. Petit voyage dans les ressorts du conformisme — et dans ce qu'il nous apprend sur