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- CHU Jean-Minjoz à Besançon : Quand la maladie devient un business de stationnement
S’il y a bien un lieu où la solidarité, l'accessibilité et la gratuité devraient être gravées dans le marbre de notre pacte républicain, c’est à l'entrée d'un hôpital public. Pourtant, à Besançon, le CHU Jean-Minjoz s'est progressivement transformé en un immense tiroir-caisse sur le dos des malades, de leurs familles et des professionnels de santé. Entre la traque infernale pour dénicher une place libérée, l'extension agressive des zones payantes tout autour du quartier des Hauts-du-Chazal, et les tarifs qui s'envolent dès que les consultations s'éternisent, le stationnement au CHU est devenu la taxe invisible la plus révoltante de la région. Bienvenue dans l'ère de la médecine "ticket de parking", où même venir voir un proche en fin de vie, subir une séance de chimiothérapie ou passer une simple radio nécessite de surveiller sa montre à la minute près sous peine d'essuyer un coup de massue financier à la borne de sortie. Le piège des "2h30 gratuites" : le grand cynisme horaire La direction de l'établissement et les gestionnaires de la métropole se drapent invariablement derrière le même argument marketing : « Le parking visiteurs offre une franchise gratuite de 2h30, c'est largement suffisant pour la majorité des usagers. » Un mensonge de technocrates en costume qui n’ont manifestement jamais mis les pieds dans la réalité d'une salle d'attente d'un service public hospitalier à bout de souffle. La réalité des couloirs : Qui peut décemment affirmer qu'une consultation spécialisée, un passage aux urgences ou un examen d'imagerie médicale à Minjoz prend moins de 150 minutes ? Entre les retards chroniques des services (débordés et sous-effectifs obligent), les files d'attente interminables aux secrétariats pour enregistrer sa carte Vitale et les examens complémentaires de dernière minute, le compteur explose systématiquement. Le stress à la minute : Le système est d'un cynisme absolu. Vous êtes là, assis sur une chaise en plastique, l'esprit rongé par l'angoisse des résultats d'un scanner ou d'une biopsie, et une partie de votre cerveau est parasitée par une seule pensée logistique : « Pourvu que le médecin ne prenne pas plus de retard, sinon je vais douiller au parcmètre. » Rendre le stationnement payant à l'hôpital, c'est faire de la rentabilité sur le temps d'attente imposé aux usagers. Les ruraux et le personnel : doubles peines Si ce racket organisé pénalise lourdement les Bisontins, il représente une véritable triple peine pour les habitants du reste de la Franche-Comté. Les patients venant de Vesoul, Lons-le-Saunier, Pontarlier ou Gray n'ont pas de ligne de tramway au bout de leur rue ni de bus Ginko pour rallier le pôle de santé. Pour eux, la voiture individuelle est l'unique cordon ombilical pour accéder aux soins spécialisés régionaux. En étendant la tarification payante à toutes les rues adjacentes (Bichat, Laennec, Montessori) sous prétexte de chasser les "voitures ventouses", la métropole racket de fait la France périphérique et rurale. Le constat n'est guère plus brillant pour le personnel hospitalier. Les infirmiers, aides-soignants et brancardiers, déjà épuisés par des cadences infernales et des salaires qui ne suivent plus l'inflation, doivent eux aussi parfois batailler pour se garer ou payer pour avoir le simple droit de venir travailler et soigner les autres. Municipales de mars 2026 : Le grand oubli du nouveau maire On aurait pu légitimement espérer que le séisme politique des élections municipales de mars 2026 ramène un peu de bon sens et de justice sociale aux barrières du CHU. Durant sa campagne victorieuse, le nouveau maire Ludovic Fagaut a beaucoup promis : fluidifier la circulation, redonner de l'attractivité à Besançon, rouvrir le pont de la République aux automobilistes ou encore réformer les règles de stationnement pour les artisans du centre-ville. Mais concernant le parking des malades et des familles à Minjoz ? C'est le grand vide, l'angle mort absolu. Aucune proposition concrète durant les débats, aucun engagement ferme à bousculer le Conseil de surveillance du CHU ou les instances de la métropole pour exiger le retour à la gratuité. La droite a remplacé la gauche à la mairie de Besançon, mais sur le dos des usagers ruraux et des soignants, le tiroir-caisse de l'hôpital continue de tourner sans que la nouvelle équipe ne daigne lever la barrière. L'inaction a simplement changé de couleur politique. L'œil du Flash : L'hôpital n'est pas un centre commercial Historiquement, la privatisation et la gestion payante des parkings des Centres Hospitaliers Universitaires en France répondent à des logiques comptables de partenariats public-privé (PPP) ou à des besoins de financement externalisés. C'est une dérive managériale pure et simple. Un hôpital public n’est pas la zone commerciale de Chateaufarine. On n’y va pas pour flâner ou consommer par plaisir, on y vient par stricte nécessité vitale. La santé publique et l'accès universel aux soins ne doivent pas s’arrêter aux barrières automatiques de sécurité d’un parking privé. Rendre le stationnement payant et stressant autour d'un pôle de santé majeur comme Minjoz est une honte sociale et humaine. Le Flash Comtois réclame le retour à la gratuité totale, inconditionnelle et illimitée pour tous les patients et leurs accompagnants. Se faire soigner est un droit fondamental, pas une option de stationnement payante. On compte sur vous Mr Le Maire Ludovic Fagaut
- Netflix, TikTok, Spotify : Comment les algorithmes ont tué la culture pour en faire de la « junk-food » cérébrale
Il y a encore quinze ans, découvrir un film, un livre ou un album de musique était une aventure. On fouillait chez un disquaire, on écoutait les conseils d'un pote, on se laissait surprendre par le hasard. Aujourd'hui, la culture ne se découvre plus : elle se consomme sous perfusion. Menées à la baguette par les algorithmes de Netflix, Spotify ou TikTok, les industries culturelles ont remplacé l'audace artistique par une science froide de la rétention d'attention. Le constat est terrifiant : nous sommes passés de l'ère des œuvres d'art à l'ère du "contenu" au kilomètre. Une véritable entreprise de lobotomisation qui transforme nos cerveaux en récepteurs passifs de dopamine. La dictature du "Skip" : créer pour les 5 premières secondes Pour qu'un morceau de musique soit rentable sur Spotify ou une vidéo visible sur TikTok, il doit retenir l'utilisateur immédiatement. Si l'internaute zappe (le fameux skip) avant 5 ou 30 secondes, l'algorithme enterre l'œuvre définitivement. Les conséquences sur la musique : Finies les longues introductions progressives à la Pink Floyd ou les solos de guitare qui prennent leur temps. Aujourd'hui, les chansons pop balancent le refrain dès la première seconde. Mieux encore : les morceaux sont de plus en plus courts (souvent moins de 2 minutes 30) pour tourner en boucle plus rapidement et faire grimper les compteurs de streams. Le formatage des séries : Sur Netflix, le scénario n'est plus écrit par des humains libres, mais dicté par les données de visionnage (data). Si l'algorithme remarque que 40 % des spectateurs lâchent une série s'il n'y a pas un cliffhanger ou une scène de sexe à la 11ème minute du premier épisode, les scénaristes reçoivent l'ordre d'intégrer ces éléments au chronomètre près. Le nivellement par le bas : le triomphe du "fond sonore" L'objectif ultime de ces plateformes n'est pas de vous faire réfléchir, de vous émouvoir ou de vous bousculer. C'est de vous maintenir éveillé et connecté pour vous imposer de la publicité ou rentabiliser votre abonnement. C'est ce que les sociologues appellent la culture d'ameublement. On produit des playlists Spotify de "Lo-Fi" ou de "Deep House" conçues spécifiquement pour être écoutées en bruit de fond pendant qu'on fait la vaisselle. On produit des télé-réalités ou des blockbusters standardisés sur Netflix pour être regardés "d'un œil" tout en scrollant sur son téléphone. Les algorithmes détestent la complexité : ils vous proposent en boucle ce que vous avez déjà aimé, enfermant la société dans une bulle de répétition infinie. C'est la mort de la surprise culturelle. L'œil du Flash : Entrez en résistance culturelle Cette baisse globale de la qualité culturelle n'est pas une fatalité, c'est un choix industriel. À force de bouffer de la junk-culture calibrée pour la dopamine rapide, on perd notre capacité d'attention profonde et notre esprit critique. La parade ? Elle est simple. Il faut débrancher la perfusion. Allez au cinéma de quartier sans regarder la bande-annonce, achetez un bouquin au hasard chez le libraire du coin en vous fiant uniquement à la couverture, éteignez les suggestions automatiques de vos applications. Reprenez le contrôle de vos goûts. Ne laissez pas un serveur informatique situé en Californie décider de ce qui doit faire vibrer votre corde sensible. Glossaire: Cliffhanger Cliffhanger (nom masculin, de l’anglais cliff : falaise, et to hang : être suspendu) Définition : Procédé scénaristique qui consiste à couper brutalement un épisode, un chapitre ou une saison de série en plein milieu d'une action intense ou sur une révélation choc, laissant le spectateur dans un état de suspense insoutenable. L'envers du décor selon Le Flash : Initialement utilisé pour stimuler l'imagination, le cliffhanger est devenu l'arme absolue des algorithmes de streaming (Netflix, Prime Video). En plaçant un suspense artificiel à la toute fin d'un épisode, la plateforme court-circuite votre volonté et utilise un biais psychologique pour vous pousser à cliquer immédiatement sur "Épisode suivant". C'est l'outil numéro un du binge-watching (visionnage compulsif) destiné à vous priver de sommeil pour maximiser votre temps de cerveau disponible. Hook ou Cold Open (nom masculin, de l’anglais hook : hameçon, et cold open : ouverture à froid) Définition : Technique d'écriture qui consiste à balancer le spectateur directement au cœur d'une scène d'action ultra-intense, d'un meurtre ou d'une situation explosive dès les premières secondes d'un épisode, avant même le générique ou l'introduction des personnages. L'envers du décor selon Le Flash : C'est l'hameçon numérique antizapping. Face à des spectateurs qui scrollent sur leur téléphone en même temps qu'ils regardent la télé, les plateformes ont calculé qu'elles perdaient la moitié de l'audience si l'histoire mettait plus de deux minutes à démarrer. Le Hook est donc imposé par les algorithmes pour saturer le cerveau de dopamine immédiatement, neutraliser votre réflexe de zapper, et vous forcer à poser votre téléphone pour regarder l'écran. C'est la mort de l'introduction narrative classique.
- Scandale des eaux en bouteille : Nestlé, Perrier, Vittel... De l’eau du robinet polluée au prix de l'or
C’est le secret le mieux gardé de l'industrie agroalimentaire, une fraude massive qui dure depuis plus de vingt ans et qui ébranle jusqu’au sommet de l’État. Les géants de l’eau en bouteille — Nestlé Waters en tête (Perrier, Vittel, Contrex, Hépar) mais aussi le groupe Sources Alma (Cristaline, St-Yorre) — nous ont vendu pour des milliards d’euros d’« eau minérale naturelle » qui n’avait en réalité plus rien de naturel. Les récentes conclusions des enquêtes parlementaires et les rapports sénatoriaux confirment l'ampleur de la tromperie : nos sources dites « pures » sont contaminées par des bactéries fécales et des résidus de pesticides. Pour masquer la misère, les industriels purifiaient l’eau en cachette avant de vous la facturer 100 fois plus cher que l’eau du robinet. La science de la fraude : qu'est-ce qu'une eau "minérale" ? Pour comprendre l'arnaque, il faut revenir à la stricte définition scientifique et légale. Contrairement à l'eau du robinet, une eau minérale naturelle doit réglementairement provenir d'une nappe souterraine préservée de toute pollution. Elle doit être microbiologiquement saine dès la source et ne subir aucun traitement de désinfection ou de filtration chimique. On la puise, on la met en bouteille, c’est tout. La réalité dans les usines : Face à la dégradation de l'environnement, les sources de Perrier dans le Gard ou de Vittel dans les Vosges ont été infiltrées par des polluants (pesticides, PFAS, et même des bactéries d'origine fécale lors des intempéries). La parade illégale : Au lieu de fermer les forages contaminés, Nestlé a dissimulé des filtres à charbon actif, des traitements ultraviolets (UV) et des systèmes de microfiltration industriels directement dans ses usines — parfois cachés dans des armoires électriques pour tromper les contrôleurs de l'ARS. D'un point de vue scientifique, une fois qu'une eau est traitée par ces méthodes, elle perd légalement son appellation d'eau minérale. Elle devient une simple eau rendue potable par traitement. Les industriels ont donc vendu de l’eau du robinet reconditionnée au prix du luxe. La connivence de l'État : le chantage à l'emploi Le pire dans ce dossier reste l'opacité politique. Les rapports révèlent que les services de l'État et l'exécutif étaient parfaitement au courant des dérives de Nestlé. Pourquoi rien n'a été dit aux consommateurs ? Par pur chantage à l'emploi de la part de la multinationale suisse, qui menaçait de fermer des usines entières et de licencier des centaines d'ouvriers si les préfets interdisaient leurs pratiques. Pendant que les associations comme Foodwatch déposent plainte pour tromperie, Nestlé s'en tire avec une amende dérisoire de 2 millions d'euros. Une goutte d'eau par rapport aux 3 milliards d'euros de bénéfices générés par cette fraude en 15 ans. L'œil du Flash : Reprenez la carafe Ce scandale brise le dernier mythe du marketing de la pureté. On nous vend du plastique, du mensonge et de l'eau filtrée à prix d'or sous prétexte de préserver notre santé. La science prouve aujourd'hui que l'eau du robinet, soumise à des contrôles ultra-stricts, n'est pas moins sûre que ces bouteilles industrielles trafiquées. En Franche-Comté, notre eau a du calcaire, certes, mais au moins, elle n'a pas le goût de la trahison industrielle. Économisez votre argent, boycottez les bouteilles. Système de traitement pour eau du robinet . La blague
- ZFE et fin du thermique : le plan caché pour interdire la ville aux campagnards ?
C’est le grand chef-d’œuvre de la technocratie moderne. Un plan d'une violence sociale inouïe, emballé dans un joli papier cadeau vert et vendu sous un acronyme barbare : ZFE (Zones à Faibles Émissions). Le principe officiel ? Interdire l'accès des grands centres-villes aux véhicules jugés trop polluants pour « protéger les poumons des citadins ». La réalité officieuse ? Mettre en place un véritable péage social qui exclut d'office les classes populaires et les habitants des zones rurales. Si vous habitez à la campagne ou en périphérie et que vous n'avez pas les moyens de lâcher un chèque de 35 000 € dans une voiture électrique neuve, vous êtes officiellement un citoyen de seconde zone. Le mépris géographique des décideurs en trottinette Pour comprendre l'absurdité des ZFE, il faut regarder qui les conçoit. Ce sont des mesures pensées par et pour des ultra-citadins. Des gens qui ont une station de métro au bout de leur rue, un tramway toutes les trois minutes et une station de vélos en libre-service au coin de leur immeuble. Pour eux, la voiture est un choix, voire un caprice. En Franche-Comté, de la Haute-Saône au Haut-Doubs, la voiture n’est pas un choix : c’est une prothèse vitale. Pour aller bosser à l'usine, pour amener les gosses chez le médecin, pour faire les courses au supermarché du coin, il n'y a pas de ligne de métro. Les transports en commun y sont souvent inexistants ou inadaptés aux horaires décalés. Interdire l'accès des métropoles (comme Lyon, Strasbourg ou Dijon) aux Crit'Air 3, 4 ou 5, c'est couper les ruraux des hôpitaux régionaux, des gares TGV et de l'emploi. Le grand mensonge de la voiture électrique "accessible" Face à la grogne, l'État a sorti sa formule magique : les aides à l'achat et le "leasing social". Un écran de fumée total. Même avec un bonus écologique, une voiture électrique neuve reste hors de prix pour un ménage au SMIC ou un retraité agricole. Quant au marché de l'occasion électrique, il est quasi inexistant ou plombé par la peur de batteries en fin de vie facturées plusieurs milliers d'euros. On demande donc à des gens qui roulent avec des véhicules thermiques parfaitement entretenus de s'endetter sur dix ans pour acheter une technologie dont l'autonomie s'effondre dès qu'on allume le chauffage en plein hiver comtois. 2035 : Le mur de la fin du thermique La trajectoire est pourtant fixée par l'Europe : interdiction de vendre des voitures thermiques neuves d'ici 2035. Les constructeurs automobiles l'ont bien compris et anticipent déjà en supprimant leurs modèles thermiques d'entrée de gamme (les petites citadines abordables à 12 000 €) pour ne fabriquer que des SUV électriques lourds, connectés et hors de prix. Ce qui se profile n'est pas une transition écologique, c'est une ségrégation par l'argent. Demain, posséder une voiture individuelle et avoir le droit de se déplacer librement sera un privilège de riche. Les autres devront se contenter de rester chez eux ou de payer des amendes automatiques grâce aux radars de ZFE qui flasheront bientôt les plaques d'immatriculation à l'entrée des villes. L'œil du Flash : La résistance du bon sens L'écologie punitive est en train de fracturer définitivement le pays entre les métropoles mondialisées et la France périphérique. Tant que les alternatives de transports collectifs ruraux seront inexistantes, interdire la route à ceux qui travaillent est une faute politique et sociale majeure. Chez Le Flash Comtois, on refuse de s'excuser d'habiter là où le train ne passe pas. Nos voitures thermiques d'occasion ont encore de beaux jours devant elles, et il est temps que les décideurs redescendent sur Terre. Ou du moins, qu'ils sortent du périphérique. ZFE, un délire technocratique
- Climat pour les pauvres, jet privé pour les riches : l’insupportable grand écart des « éco-tartuffes »
La culpabilisation est un business qui rapporte gros, surtout à ceux qui ne s’appliquent pas leurs propres conseils. Depuis des années, le citoyen moyen est sommé de sauver la planète à coups de petits gestes : éteindre son Wi-Fi, baisser le chauffage à 19°C, et se priver de vacances en avion sous peine de honte sociale (le fameux flight shaming). Mais pendant que la classe moyenne sue à grosses gouttes dans des voitures électriques trop chères, une autre caste s’amuse. Celle des ultra-riches et des influenceurs "verts" qui polluent en un week-end plus qu’un foyer français en une vie entière. Bienvenue dans le monde merveilleux de l'écologie de façade, où le carbone n'a d'odeur que chez les pauvres. Le cas d'école : Mark Zuckerberg et son yacht de "l'apocalypse" au fioul lourd Prenez Mark Zuckerberg, le patron de Meta. L'homme passe son temps à financer via sa fondation des projets de recherche sur le climat et à vanter les mérites de la tech "zéro carbone". Pourtant, en 2024, le milliardaire s'est offert un petit plaisir pour ses 40 ans : un méga-yacht baptisé Launchpad, estimé à 300 millions de dollars. La réalité brute : Ce monstre des mers ne fonctionne évidemment pas à l’énergie solaire. Il est propulsé par quatre moteurs diesel massifs. Un seul aller-retour en mer de ce joujou rejette plus de CO2 que ce qu'un Français moyen émet en 20 ans. Mais rassurez-vous, sur Facebook, on vous expliquera quand même comment réduire votre empreinte carbone en mangeant des insectes. Les "éco-gourous" du showbiz : Le jet privé d'abord, les larmes ensuite Le phénomène ne s'arrête pas aux patrons de la Silicon Valley. C'est le sport favori des célébrités hollywoodiennes et des politiciens de salon. On se souvient de Taylor Swift, nommée reine des émissions de CO2 en jet privé, ou de réalisateurs et acteurs qui viennent pleurer sur le réchauffement climatique au Festival de Cannes... avant de repartir en jet privé vers leurs villas climatisées de 1 000 m². Cette bourgeoisie déconnectée a inventé un concept magique pour laver ses péchés : la compensation carbone. Le principe est d'un cynisme absolu. "Je pollue massivement avec mon jet ou mon yacht pour aller boire un cocktail à Ibiza, mais je donne un chèque à une association pour planter trois arbres en Amazonie". C'est l'équivalent moderne des indulgences de l'Église au Moyen Âge : on achète le droit de pécher en toute bonne conscience. La criminalisation du quotidien des classes populaires Le vrai scandale de cette hypocrisie n'est pas seulement environnemental, il est social. Pendant que les yachts brûlent du fioul lourd dans les eaux de Monaco, les gouvernements occidentaux multiplient les taxes et les restrictions sur la vie quotidienne des classes populaires et moyennes. On interdit les véhicules Crit'Air un peu trop anciens dans les centres-villes (empêchant les ouvriers et les artisans de venir travailler), on taxe le carburant à la pompe, on culpabilise le prof qui prend un vol Ryanair une fois par an pour voir la mer. Le message envoyé est limpide : la liberté de circuler et de profiter de la vie est devenue un produit de luxe accessible uniquement par abonnement financier. L'œil du Flash : Arrêtons de culpabiliser La transition écologique ne se fera pas par la base si le sommet se goinfre sans limites. Demander à un habitant de la région de restreindre ses déplacements en voiture alors que les 1 % les plus riches de la planète émettent plus de carbone que les 50 % les plus pauvres réunis est une insulte au bon sens. Tant que les yachts de Zuckerberg et les jets privés des donneurs de leçons ne seront pas cloués au sol, laissez votre Wi-Fi allumé, prenez votre voiture pour aller bosser, et refusez qu'on vous dicte votre conduite depuis un pont en teck à 300 millions de dollars. Et , c'est bien réel
- L’arnaque des abonnements : quand vous ne possédez plus rien (même pas vos objets)
Il y a quelques années, la règle du jeu économique était simple : vous donniez de l’argent à un commerçant, et en échange, vous repartiez avec un objet. Il était à vous. Vous pouviez le réparer, le prêter, le revendre ou le garder vingt ans. Ce temps-là est révolu. Bienvenue dans l’ère de la « servitude par abonnement », le nouveau coup de génie de la Tech et de l'industrie pour transformer chaque acheteur en locataire perpétuel. Sous couvert de modernité, de "services cloud" et de mises à jour régulières, les géants de la technologie sont en train de privatiser nos objets du quotidien. Une dérive économique majeure qui commence à toucher des secteurs impensables. 1. Payer tous les mois pour activer ses sièges chauffants : Le modèle BMW C'est le cas d'école qui a fait hurler les automobilistes. Le constructeur allemand BMW a tenté de mettre en place un système d'abonnement à 18 € par mois pour simplement activer... les sièges chauffants de la voiture. Le scandale : Les câbles, les résistances et les boutons sont déjà physiquement présents dans le véhicule que vous avez acheté à prix d'or. Mais le constructeur bloque l'accès à distance par un logiciel tant que vous ne payez pas la rançon mensuelle. Face au boycott des conducteurs, la marque a dû reculer sur ce point précis, mais l'idée est là : votre voiture ne vous obéit plus. 2. HP et l'imprimante qui prend vos cartouches en otage Le fabricant d’imprimantes HP s’est spécialisé dans une pratique redoutable avec son programme HP Instant Ink. Vous achetez une imprimante, et vous souscrivez à un forfait mensuel basé sur le nombre de pages imprimées. Le scandale : Si vous décidez de résilier votre abonnement, l'imprimante bloque instantanément les cartouches, même si elles sont encore pleines d'encre. Vous avez payé l'objet, vous avez payé l'encre, mais HP décide à distance que vous n'avez plus le droit d'imprimer un document pour l'école des gamins tant que la carte bleue n'est pas débitée. 3. Les logiciels Adobe et la mort de la propriété numérique Auparavant, un photographe ou un graphiste achetait son logiciel de travail (comme Photoshop) une bonne fois pour toutes. En 2013, Adobe a tout basculé en abonnement obligatoire (le Creative Cloud). Le scandale : Le jour où vous arrêtez de payer l'abonnement (qui coûte des centaines d'euros par an), le logiciel s'éteint. Pire : vos propres fichiers de création, votre propre travail accumulé sur des années, devient inaccessible ou illisible. Vous êtes pieds et poings liés à une rente à vie. Pourquoi l'industrie adore ça (et pourquoi c'est un piège) Pour les entreprises cotées en bourse, l’acheteur unique est un problème. Un client qui achète une voiture ou une imprimante et qui ne revient que 7 ans plus tard, c’est ennuyeux. Ce que veulent les actionnaires, ce sont des "revenus récurrents prévisibles". En transformant l'achat en abonnement, ils s'assurent un prélèvement automatique sur votre compte chaque mois, jusqu'à votre mort. C’est la dilution parfaite du pouvoir d’achat : 5 € par-ci pour une application, 15 € par-là pour un stockage de photos, 20 € pour un logiciel... Mis bout à bout, le consommateur moyen dépense aujourd'hui des centaines d'euros par mois sans même s'en rendre compte, pour des objets qu'il ne possédera jamais. La parade du Flash : Comment résister ? Face à cette offensive, la résistance s'organise, notamment via le mouvement mondial du Droit à la réparation (Right to Repair) et la culture du logiciel libre. Boycottez le matériel "bridé" : Avant d'acheter un appareil connecté, une voiture ou un outil informatique, vérifiez s'il nécessite un abonnement pour fonctionner à 100 %. Si c'est le cas, fuyez chez la concurrence. Privilégiez les alternatives libres : Remplacez les abonnements logiciels par des équivalents gratuits et open-source. Pas besoin de payer Adobe quand GIMP ou DaVinci Resolve font le travail gratuitement. Pas besoin de louer Microsoft Office quand LibreOffice est gratuit. Exigez la propriété : Achetez de l'occasion, du matériel reconditionné "bête" (sans connexion internet obligatoire) qui fait exactement ce qu'on lui demande sans demander l'avis d'un serveur situé en Californie. Ne laissons pas les algorithmes décider de ce qui nous appartient. Si un abonnement est nécessaire pour utiliser un objet, c'est que l'objet ne vous appartient pas. Vous êtes juste son locataire. L'arnaque aux abonnements
- Shrinkflation, shrinkflation... Et si on parlait de la baisse de qualité (vraiment) masquée ?
Vous pensiez avoir tout vu avec la shrinkflation, cette arnaque légale qui consiste à rétrécir la taille de votre paquet de chips ou de votre pot de glace en douce tout en maintenant le prix ? C’était sans compter sur le génie cynique de l’industrie agroalimentaire. Aujourd’hui, les géants des rayons ont trouvé une parade encore plus discrète, plus rentable, et franchement plus insultante pour notre intelligence : la cheapflation. La contraction de cheap (bas de gamme) et d'inflation. Le principe est d'une simplicité redoutable : on ne touche pas au poids de la boîte, mais on remplace les vrais ingrédients par de la sous-marque, du low-cost ou de la chimie. Le tout, évidemment, en faisant grimper le prix au kilo. Pendant que les médias traditionnels pleurent sur la taille des paquets de biscuits, nous, on a plongé le nez dans les étiquettes. Voici trois cas concrets, sourcés et vérifiés par l'association Foodwatch, qui prouvent comment on vous fait avaler du vent au prix du caviar. 1. Le surimi Fleury Michon : Moins de poisson, plus de marge Le surimi n'a jamais été un produit de haute gastronomie, mais on était en droit d'espérer y trouver de la chair de poisson. Raté. Le géant de l'agroalimentaire Fleury Michon a discrètement revu sa recette à la baisse : la quantité de chair de poisson est passée de 43 % à 38 % (soit une baisse nette de 11 % de l'ingrédient principal). La double peine : En parallèle, selon les relevés de prix, le coût de ces bâtonnets a bondi de 40 %. Moins de poisson, plus de blé pour l'industriel. 2. La mayonnaise Maille (Unilever) : Les œufs au régime La mayonnaise, c'est une émulsion simple : de l'huile, de la moutarde et des jaunes d'œufs. Sauf chez Maille. En l'espace de quelques mois, la marque possédée par la multinationale Unilever a réduit la quantité de jaune d'œuf de 24,7 %. Pour combler le vide et garder la texture, on compense avec des liants et de l'eau. La double peine : Moins d'œuf dans le pot, mais une augmentation de prix de 12,1 % sur la même période pour le consommateur. 3. Les cookies Milka (Mondelez) : L'huile de palme contre-attaque Pour faire des économies de bout de chandelle, le géant Mondelez a modifié la recette de ses cookies aux éclats de chocolat Milka. L’huile de tournesol, devenue plus chère lors des récentes crises géopolitiques, a été purement et simplement remplacée par de l’huile de palme, bien moins coûteuse et aux effets environnementaux et sanitaires désastreux. Le hic ? Lorsque les cours du tournesol sont revenus à la normale, la recette low-cost est restée. La double peine : Le prix au kilo, lui, s’est offert une hausse vertigineuse de 42 %. La parade des industriels : L'art du storytelling de crise Évidemment, quand on les coince, les services de communication des multinationales ont la réponse toute prête, apprise par cœur en école de commerce. C’est la faute à la guerre, à l’inflation des matières premières, à la météo ou à la grippe aviaire. Bref, ils « adaptent leurs recettes pour garantir la disponibilité du produit en rayon ». C'est un mensonge par omission. Si la modification technique peut temporairement s'expliquer par des tensions d'approvisionnement, rien, absolument rien, ne justifie que le prix final explose de 40 % alors que la qualité s'effondre. C'est ce qu'on appelle en économie de l'habillage de marge : on profite d'une crise globale pour gonfler ses bénéfices sur le dos des ménages. La grande distribution ferme les yeux (et encaisse) Il ne faut pas s'y tromper : les supermarchés sont parfaitement au courant. Les Leclerc, Carrefour et Intermarché de ce monde négocient chaque centime lors des bilans annuels avec les industriels. S'ils acceptent ces baisses de qualité, c'est parce que leurs marges à eux restent proportionnelles au prix de vente. Les petits panneaux "Alerte Shrinkflation" que certains distributeurs ont collé dans leurs rayons ces derniers temps ? Une pure opération de communication pour se faire passer pour les défenseurs du pouvoir d'achat tout en continuant à se sucrer au passage. L'État regarde ailleurs : Une arnaque 100 % légale Pourquoi personne ne lève le petit doigt ? Parce que la cheapflation avance totalement masquée et respecte la loi. Contrairement aux règles sur le poids des produits, la réglementation européenne autorise les marques à changer leurs recettes du moment que la liste microscopique des ingrédients au dos du paquet est à jour. Aucune obligation d'afficher "Recette modifiée" ou "Moins de poisson" sur le devant du paquet. C'est le triomphe du vide juridique. L'œil du Flash : Comment saboter leur système ? Puisque les institutions et les industriels méprisent l'intelligence des consommateurs, la seule arme qui nous reste est le boycott ciblé et la lecture radicale. Ne regardez plus jamais le design coloré d'un paquet, les mentions "Recette authentique" ou les labels auto-attribués. Retournez la boîte et lisez le tableau des ingrédients. Les composants sont classés par ordre de quantité : si l'eau, le sucre, ou l'huile de palme arrivent en tête sur un produit censé être à base de viande, de poisson ou de produits laitiers, reposez la boîte immédiatement. Chez Le Flash Comtois, on préfère vous dire de manger moins, mais de manger vrai. Laissez le plastique et la chimie à ceux qui les fabriquent. Trop bon , non c'est de l'humour :)
- Le moustique-tigre a gagné. Reste à limiter les dégâts.
Il mesure moins d'un centimètre, il pique en plein jour, et il a colonisé votre rue sans vous demander votre avis. Le moustique-tigre n'arrive pas en Franche-Comté : il y est déjà installé, partout, dans les huit départements de la région. Et les chiffres donnent le vertige. Reculons de quatre ans. En 2021, l'insecte était signalé dans 27 communes de Bourgogne-Franche-Comté. En 2025, on a franchi la barre des 200. Multipliez par plus de sept. À ce rythme, la question n'est plus de savoir s'il viendra chez vous, mais ce qu'on fera quand il y sera. Le Doubs, lui, l'héberge depuis 2020. Soyons clairs sur un point, parce qu'il fait paniquer pour rien : ce moustique n'est pas un poison ambulant. Tant qu'il n'a pas piqué quelqu'un de déjà malade, il ne transmet rien du tout. Le danger n'apparaît que dans un scénario précis — et c'est là que ça devient sérieux. Le mécanisme tient en une phrase. Un malade, un moustique au même endroit, et l'épidémie peut démarrer : l'insecte se contamine en piquant la personne infectée, puis transmet le virus à tous ceux qu'il piquera ensuite. Dengue, chikungunya, zika : voilà ce qu'il peut véhiculer une fois amorcé. Et ce n'est pas de la théorie pour manuel scolaire. À Dijon, en 2025, des gens ont attrapé le chikungunya sans avoir quitté la France. Des cas « autochtones », dans le jargon — comprenez : contractés au coin de la rue. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des trois régions qui ont connu ça pour la première fois cette année-là, sur un total de 809 cas de chikungunya recensés dans l'Hexagone. Le tigre a mordu, pour de bon. Face à ça, les autorités ne sont pas les bras ballants. Un réseau de pièges-pondoirs surveille les villes les plus peuplées pour suivre l'avancée de l'insecte, et chaque cas de maladie déclaré déclenche une enquête de terrain, parfois suivie d'un traitement insecticide ciblé. La saison de surveillance court du 1er mai au 30 novembre — autrement dit, elle vient de commencer. Mais voilà la vérité que personne n'aime entendre : le maillon faible, c'est nous. Ce moustique ne vole pas sur des kilomètres. Il naît et meurt à quelques mètres de l'endroit où il a pondu — dans une soucoupe de pot de fleurs, une gouttière bouchée, un seau oublié, un fond de pneu. Des gîtes que personne ne traque mieux que celui qui habite là. Vider l'eau stagnante chez soi, c'est moins spectaculaire qu'une campagne de démoustication, mais c'est probablement plus efficace. L'été s'annonce chaud. Le tigre, lui, est prêt. La seule inconnue, c'est nous. Moustique Tigre








